je suis parkinsonnien, et alors ?

"Côté Santé" de février 2011,publie deux pages sur la maladie de Parkinson : « Agitation ou tremblements, accélération ou précipitation, rigidité ou pétrification, c'est tout cela la maladie de Parkinson. Complexe, subtile, difficile à comprendre, générant des problèmes de communication, cette maladie neuro-dégénérative qui s'installe progressivement, n'est pas systématiquement une maladie de vieux ! ».

Le magazine note ainsi que la maladie, « deuxième cause de handicap d’origine neurologique chez le sujet âgé », est « différente d’une personne à l’autre [et] touche aussi les jeunes ».
Côté Santérappelle que « 20 à 25% des patients ont entre 40 et 50 ans », tandis que le Dr Thierry Hergueta, psychologue clinicien, précise : « Dans les deux cas, les symptômes sont les mêmes. Dans 1/3 des cas on tremble, dans 2/3 des cas, non. C'est d'abord la raideur qui va être au premier plan. Un bras qui bouge moins, un visage un peu figé […]. Un air déprimé, ralenti, c'est le point essentiel de la maladie ».

Le mensuel note que « plus on est jeune, plus le diagnostic va être difficile à établir. À 40 ans, on ne peut pas être parkinsonien, et le médecin généraliste, le psychiatre traitent la dépression. Arrive alors le neurologue qui va, brutalement, diagnostiquer le Parkinson. Il faut, en général une année pour l'intégrer ».

"Côté Santé"ajoute que « le traitement a une très bonne efficacité et va gommer ces premiers signes de ralentissement pendant environ une dizaine d'années. Vient ensuite une période de fluctuations, d'on, d'off, plus difficile à gérer au quotidien ».
Le magazine publie le témoignage de Grégory, 44 ans, pour qui « 
le diagnostic est tombé, il y a 6 ans » : « Ma vie a changé. Je connaissais la maladie, mais je ne pensais pas qu'elle pouvait me toucher puisque j'étais jeune ! J'ai d'abord caché la vérité à mes proches. […] Mes collègues de travail ne sont toujours pas au courant. Seul mon médecin m'a soutenu en me suivant tant sur le plan physique et médical que psychologique ».

« J'ai mis 5 ans pour accepter la maladie mais le médecin a arrêté mes antidépresseurs et je n'ai plus d'idées noires. C'est un véritable gain psychologique sur la maladie. Je me sens ainsi libéré, j'ose nettement plus en parler », continue Grégory.
Le jeune homme ajoute que « 
l'activité professionnelle est un réel facteur d'insertion, particulièrement pour les personnes atteintes d'une maladie dans laquelle on a tendance à s'isoler. J'ai également gardé et adapté mes activités extérieures : elles sont moins physiques qu'avant mais plus créatives (réalisation de sites Internet, badges, peinture...). Je découvre de nouvelles occupations ».

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