L'ANXIÉTÉ TENDRAIT À AUGMENTER LE RISQUE DE DÉVELOPPER UNE MALADIE DE PARKINSON

L'ANXIÉTÉ TENDRAIENT À AUGMENTER LE RISQUE DE DÉVELOPPER UNE MALADIE DE PARKINSON

 

source : Harold Mouras (Amiens)

Actuellement, plusieurs études se sont d'ores et déjà posé la question de l'association de symptômes ou troubles psychiatriques avec la survenue ultérieure d'une maladie de Parkinson.

 

Ceci inclut par exemple les troubles psychosomatiques, l'anxiété et la dépression. Dans ce travail, les auteurs se sont intéressés à une cohorte historique de 7.216 sujets ayant été suivis entre 1962 et 1965 et ayant passé pour des besoins de recherche un questionnaire multiphasique de personnalité Tout particulièrement, les auteurs de l'étude se sont intéressés à trois traits de personnalité quantifiés à l'époque dans cette cohorte, les traits pessimiste, anxieux et dépressif. Ici, les auteurs faisaient l'hypothèse d'une association d'un ou plusieurs de ces traits de personnalité avec le développement ultérieur d'une maladie de Parkinson. Lla procédure de suivi a demandé un travail conséquent quant au nombre de sujets présents dans la cohorte et s'est déroulé en plusieurs étapes. Les auteurs ont ainsi utilisé plusieurs méthodes de surveillance pour inclure les sujets et accroître le nombre de patients inclus : des méthodes actives incluant un screening téléphonique et plusieurs méthodes passives reprenant les dossiers médicaux des patients enregistrés à la Clinique. les principaux résultats mis en évidence par cette étude: Chacun des trois traits de personnalité examinés par les auteurs semble avoir un caractère prédictif différent.

 

Une personnalité anxieuse semble être prédictive du développement ultérieur d’une maladie de Parkinson, et ce, indépendamment du sexe du patient Pour le trait « pessimisme », celui-ci était également associé avec un risque accru de développer une maladie de Parkinson, mais d’une façon moindre et uniquement chez les patients masculins. En revanche, d’après les résultats de l’étude, le caractère dépressif de la personnalité ne semblait pas être associé avec un risque accru de développer la maladie.

 

Dans la suite de leurs analyses, les auteurs se sont proposés de combiner ces trois traits de personnalité sous la forme d’un index composite . Ainsi calculé, ce score démontre une association avec la survenue de la maladie de Parkinson et ce même pour des évaluations des traits de personnalité ayant été conduites tôt dans la vie entre 20 et 39 ans.

 

En conclusion, cette étude met très clairement en évidence, sur une cohorte portant sur un nombre de patients nettement plus significatif que des études précédentes, une association de l’anxiété avec un risque accru de déclencher une maladie de Parkinson plusieurs années plus tard.

Écrire commentaire

Commentaires : 0