ALERTE : LES MALADES DU PARKINSON SONT VICTIMES D'INCONTINENCE ET LES RECOMANDATIONS MEDICALES LEURS PRESCRIT DE BOIRE BEAUCOUP D'EAU POUR FAVORISER LA DIFFUSION DES MEDICAMENTS

 

Le Pr. Brigitte Mauroy, urologue et coordinateur du réseau Périnice et le Dr. Richard Matis, gynécologue et organisateur de la 2ème Journée de Périnéologie de Périnice, tirent un signal d’alarme, mettant ainsi fin au mythe des bénéfices de l’eau :  “boire abondamment de l’eau détruit la fonction vésicale en distendant la vessie. Pléthore d’eau entraîne pléthore de maux urinaires” et en particulier l’incontinence urinaire

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Les troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson

Par Aurélie Basille-Fantinato (CHU d’Amiens) Article commenté :Sleep disturbances in Parkinson's disease..

Les troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson affectent jusqu’à 88% des patients. Les études montrent que ces troubles sont un facteur indépendant et prédictif de mauvaise qualité de vie, qu’ilscontribuent à la somnolence diurne excessive, ainsi qu’au mauvais fonctionnement diurne des patientsparkinsoniens.

Cet article fait le point sur les principaux troubles du sommeil rencontrés dans la maladiede Parkinson, et discute des possibilités thérapeutiques.L’insomnie est le trouble du sommeil le plus fréquent dans la maladie de Parkinson. L’insomnie demilieu de nuit touche 74 à 88% de ces patients.

De nombreux traitements pharmacologiques ou nonpeuvent leur être proposés.Les troubles du comportement en sommeil paradoxal touchent 15 à 50% des patients parkinsoniens.Ce trouble semble résulter de lésions cérébrales dégénératives et est couramment retrouvé dans les autressynucléopathies. Les benzodiazépines constituent le traitement de première intention.Les troubles respiratoires pendant le sommeil sont constitués par les apnées et le ronflement. Cestroubles semblent être 3 fois plus présents chez les parkinsoniens que dans la population générale.Le syndrome des jambes sans repos et les mouvements périodiques des jambes pendant le sommeiltouchent plus de 15% des patients parkinsoniens. Les principes thérapeutiques reposent surl’augmentation du traitement dopaminergique, ou l’utilisation de benzodiazépine, voire des opiacés.Les épisodes de rêve intense sont développés par 30% des patients sous traitement dopaminergique. Sila réduction nocturne de dopamine n’est pas efficace, l’utilisation d’un neuroleptique atypique peut êtreenvisagée.La prévalence des attaques de sommeil chez les patients atteints de la maladie de Parkinson varie selonles études de 0 à 30%. Bien que la question ait été débattue, les attaques de sommeil sont probablementdues à un effet de classe des agonistes dopaminergique et probablement de toutes les thérapies deremplacement de la dopamine.

Cet article traite également brièvement des relations des troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson avec la somnolence diurne excessive, la fatigue, et la dépression.Les problèmes de sommeil sont donc très fréquents dans la maladie de Parkinson, touchant environles trois quarts des patients. Cependant, le traitement des troubles du sommeil dans la maladie deParkinson est très peu étudié, mais des recommandations peuvent être proposées, fondées sur l'expérienceclinique dans la maladie de Parkinson et sur les études de recherche dans des populations gériatriques.


La maladie de Parkinson et les problèmes nocturnes

De nombreux parkinsoniens se plaignent de nuits blanches.
L e sommeil est un impératif de santé. Un repos nocturne perturbé empêche l’organisme de dissiper le stress et d’accumuler de l’énergie pour le lendemain. On peut regrouper schématiquement les problèmes nocturnes dans trois catégories principales :

• Les perturbations dues à l’environnement
• L apparition de symptômes dus aux effets secondaires
de médicaments.
• Les problèmes de sommeil causés par un besoin  d’uriner accru

L obscurité influence de manière non négligeable notre système nerveux, responsable de la coordination des mouvements.
Il n’y a qu’à penser aux difficultés qu’on a lorsqu’on cherche à tâtons les toilettes d’une chambre d’hôtel parce que l’interrupteur est introuvable.
La maladie de Parkinson limite la mobilité, de sorte que même un déplacement dans la chambre à coucher devient risqué. « Michael trébuche et tombe sur mes pantoufles
lors de ses déplacements nocturnes depuis des mois déjà.
D’habitude,je me rendors immédiatement, ce qui semble déranger
davantage mon mari que la chute elle-même. » raconte la compagne
d’un parkinsonien.
Un jour, il lui expliqua pourquoi il tombait si souvent. Il lui montra comment il glissait le long du bord de lit pour s’orienter vers la porte. Les pantoufles se trouvaient donc toujours en travers de son chemin. « Ce n’est qu’à ce moment que je m’en suis rendue compte : ce qui était une chose banal pour moi constituait une véritable pierre de touche pour mon époux. »

Solutions simples

Comment faire pour que le passage nocturne aux toilettes ne devienne pas un chemin de croix ? Les veilleuses (que l’on peut acquérir à bas prix chez les grands distributeurs) peuvent aider à s’orienter. En outre, il est également conseillé de ranger les pantoufles et autres obstacles potentiels la veille au soir.
De même, les meubles devraient être disposés de sorte que les patients aient une grande liberté de mouvement. On peut aussi se débarrasser d’autres problèmes d’environnement avec aisance :
de nombreux parkinsoniens apprécient les matelas plus fermes, car ils facilitent les mouvements dans le lit. Lorsque cela est nécessaire,
une barre d’appui peut s’avérer utile. Il est plus aisé de se lever lorsque le lit est suffisamment haut. Le pénible chemin jusqu’aux toilettes peut être évité grâce à un pot de chambre.

En bref : on peut résoudre de nombreuses difficultés grâces à de  petites astuces. Un(e) ergothérapeute peut fournir des conseils propices en la matière.

Apparition des symptômes

La prise de médicaments contre la maladie de Parkinson durant la nuit est indiquée. Non seulement les cellules produisant de la dopamine peuvent « se reposer », mais les risques d’effets secondaires sont amoindris. De plus, pendant le sommeil, les symptômes de la maladie disparaissent complètement, le réveil
ne devrait donc pas leur être imputé. Cela dit, ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

L’interruption du sommeil

(qu’elle soit la conséquence d’un besoin d’uriner, d’un bruit ou d’insomnie) peut entraîner un blocage ou des tremblements.
Il est parfois même impossible de se retourner, et souvent des contractures douloureuses apparaissent tôt le matin. Il n’est pas rare que les chevilles soient touchées, ou que le patient ne puisse
pas bouger ses doigts de pied.

Cercle vicieux

Les patients tombent souvent dans un cercle vicieux : le stress causé par les symptômes empêche les patients de se rendormir, ce qui renforce les symptômes et ainsi de suite. Le poids de la souffrance est accentué par la solitude et l’isolement causé par l’obscurité. Il n’est pas rare que les personnes touchées développent
alors une irritation dépressive. Elles cherchent alors de l’aide auprès de leur partenaire et le/la réveille.

Les médicaments comme bouée de sauvetage

Ces problèmes peuvent cependant être résolus la plupart du temps. Tout d’abord, les causes des perturbations du sommeil doivent être découvertes. L’insomnie peut être soignée avec des médicaments. Lorsque les symptômes de la maladie se manifestent la nuit, la dose de cachets peut être modifiée.
Alternativement, un médicament retardant peut être pris avant de s’endormir.
Celui-ci a pour effet d’assurer au cerveau une quantité limitée d’agents actifs durant plusieurs heures. Le médicament aide les patients à avoir un sommeil de meilleure qualité et se montre particulièrement efficace contre les crampes.

Prendre des calmants la nuit.
La meilleure manière de traiter les douleurs musculaires dues à la maladie de Parkinson est de prendre la dose appropriée de médicaments indiqués. Le médecin peut en outre les combiner avec des cachets qui ont un effet sur les contractures musculaires.

Les ergothérapeutes sont de bons conseillers pour les problèmes nocturnes.

Effets secondaires des médicaments

Les mouvements involontaires (dyskinésies) constituent un des effets secondaires les plus fréquents de l’Antiparkinsonika. Ils ne devraient jamais apparaître de nuit, il s’agirait en effet d’un symptôme de surdosage qui devrait précisément être évité la nuit.

Les hallucinations sont des effets secondaires rares mais cependant pénibles. Les personnes touchées croient que certaines choses sont vraies alors qu’elles ne le sont pas. Il s’agit d’un effet secondaire grave, surtout parce que le rapport à l’environnement et au prochain est perturbé. Il disparaît heureusement dès que la thérapie médicamenteuse est réajustée. Les hallucinations sont sournoises ! Il est donc particulièrement important
d’en reconnaître les premiers symptômes nocturnes : état d’anxiété, perturbations du sommeil qui ne sont pas imputables à des troubles moteurs, et surtout, une qualité de rêves altérée, des rêves plus intenses qui deviennent parfois de véritables cauchemars.
Consultez immédiatement votre médecin si de tels symptômes se manifestent !

Besoin d’uriner accru

Avec l’âge, le besoin d’uriner augmente, avant tout chez les hommes, même ceux en bonne santé. Cela peut compliquer la vie d’un parkinsonien, notamment lorsque celui-ci lutte déjà sur plusieurs fronts pour remédier aux divers désagréments provoqués par la maladie.

Quelques patients ont des difficultés à maîtriser leur envie d’uriner. Le problème le plus important : quand le malade remarque trop tardivement qu’il doit aller aux toilettes et qu’il n’a Très souvent, l’accumulation de petits problèmes mène à un cercle vicieux.

Plus le temps de le faire. Il s’ensuit des situations très gênantes qui pèsent lourdement sur la relation entre le patient et la personne qui le soigne ou sa partenaire. S’il parvient aux toilettes, il arrive que seulement quelques gouttes sortent.

Une fois recouché, le besoin d’uriner se manifeste de nouveau. Il est difficile
d’expliquer qu’il ne s’agit pas d’une mauvaise plaisanterie.
Dans certains cas, l’envie d’uriner est tellement forte qu’elle peut mener à l’incontinence.
Des stratégies simples peuvent aider à maîtriser ses liquides corporels : ne pas boire de thé, de café ou d’alcool le soir, se rendre aux toilettes une dernière fois immédiatement avant d’aller se coucher, garder un pot de chambre ou un urinal à portée de main, ou encore régler un réveil à intervalles fixes afin d’uriner préventivement. 


Employer les grands moyens

Même lorsque ces solutions simples ne portent pas leurs fruits, d’autres peuvent être trouvées. Il y a les moyens « mécaniques » tels que les couches ou les cathéters. Ces derniers comportent un produit supplémentaire conçu pour les hommes, que l’on met sur le pénis comme un préservatif.

 

Avant de recourir à ces moyens, un médicament ayant des effets apaisants sur la vessie devrait être testé. Il ne peut être obtenu que sur ordonnance d’un médecin. Dans certains cas, un spray nasal contenant des hormones peut s’avérer efficace. Celui-ci est pulvérisé avant de se coucher et sert à inhiber la production d’urine durant la nuit. L’activité de la vessie est par conséquent
intense le matin.

Cependant, la lapalissade suivante tient toujours : il n’y a pas de remède miracle, chaque médicament a également des effets secondaires. Il est donc déconseillé de chercher une solution soi-même.

Analyser le problème

Les patients atteints de la maladie de Parkinson montrent que les troubles du sommeil proviennent rarement d’une seule et grave cause.

Il s’agit fréquemment d’une combinaison de petits problèmes qui, ensemble, mènent à un cercle vicieux. Afin de résoudre une situation insoutenable, il est souvent utile de séparer les différentes parties du problème, puis de résoudre ces dernières une à une.