Francine Gauthier:: coneil en ditététique à base de plantes
Francine Gauthier:: coneil en ditététique à base de plantes

Pour rétablir l'équilibre das la nutrition au quotidien, je recommande des produits naturels, biologiques qui participent au bien-être et peuvent être considérés comme des médicaments naturels, tel le gingembre, la papaye mûre, etc …



Le rhizome de gingembre contient une oléorésine et une huile essentielle. Ses principaux composés chimiques sont le gingérol (à l'origine de sa saveur piquante), le zingiberène, le curcumène, le camphène, le bisabolène, le citral et le linalol. Or, le gingérol possède des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes reconnues.

 

Le gingembre est notamment indiqué pour soulager le mal des transports et la nausée du matin chez les femmes enceintes, ainsi que les troubles digestifs mineurs. Il permettrait aussi de lutter contre les insuffisances biliaire et pancréatique et de faire baisser les taux de triglycérides sanguins, de cholestérol et d'acide gras.

 

Son action anti-inflammatoire permet par ailleurs de soulager les symptômes des rhumatismes inflammatoires.

Dans la médecine traditionnelle chinoise, le gingembre est recommandé pour soigner le Rhume ou la grippe (à condition de le consommer dès l'apparition des premiers symptômes).

 

Bientôt vous aurez mes recettes à la page suivante

 


LA LISTE NOIRE DE LA "MALBOUFFE"

La liste noire de la malbouffe

 

Dans son livre, Laurent Chevallier explique comment survivre au désastre nutritionnel annoncé.

Chaque année en France, la malbouffe provoque trois fois plus de morts que le tabac et cinquante fois plus que les accidents de la route. Elle est en partie responsable de 30 % de nos cancers, de nos 500 000 insuffisants cardiaques, de 2 millions de diabétiques et de 8 millions d'obèses.

 

Effarant !.

 

En un demi-siècle, le contenu de notre assiette s'est radicalement transformé. Aujourd'hui, 80 % des aliments que nous avalons sont industriels. Souvent trop gras, trop sucrés, trop salés et bourrés de chimie.

Un constat dénoncé dans un livre qui est paru en octobre 2010 aux éditions Fayard. Son auteur, le docteur Laurent Chevallier, met les pieds dans le plat.

" Plus personne ne peut nier le lien entre les dérives d'une certaine forme d'alimentation industrielle et l'augmentation significative de certains cancers et maladies cardiovasculaires, explique ce consultant en nutrition attaché au CHU de Montpellier.

 

Je tire la sonnette d'alarme parce que, lors de mes consultations, je suis confronté tous les jours aux victimes de la malbouffe. "

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

Pour produire en quantité, le plus vite possible, au plus bas coût, les ingénieurs agronomes ont créé des variétés de légumes, de fruits et de céréales qui poussent plus vite, " boostées" à coups d'engrais et de pesticides dont on retrouve les résidus sous notre fourchette.

De la même façon, on a sélectionné des races d'animaux à gros rendements. Des "usines sur pattes" qui fonctionnent avec des granulés hautement énergétiques.

 

Un supercarburant qui a altéré la composition de la viande, du lait ou des œufs. Impossible de nos jours de faire les confits de canards comme il y a 40 ans ou de conserver un bon jambon de pays, enveloppé dans un torchon propre et suspendu au frais et à l'air. Qu'est-ce que cela peut faire râler!..

 

Une matière première bas de gamme, qui est ensuite transformée au point de perdre une partie de ses nutriments, vitamines et arômes. Au milieu des années 80 la chimie s'est invitée en cuisine. Pour ressusciter le goût perdu dans le processus industriel, on a réinjecté en bout de chaîne des arômes artificiels, mais aussi des conservateurs pour allonger la durée de vie des produits, des colorants pour les rendre plus tape-à-l'oeil, des correcteurs d'acidité, sans oublier les émulsifiants, antiagglomérants, gélifiants et autres agents d'enrobage...

 

Aujourd'hui, l'industrie agroalimentaire dispose de 357 additifs autorisés qui remplissent 24 fonctions différentes. " Un cocktail chimique dont on évalue mal tous les effets sur notre organisme ", avertit Laurent Chevallier.

Ajoutez-y des emballages en plastique dont certains composants ont une fâcheuse tendance à migrer vers les aliments...

« Notre nourriture n'est plus adaptée à nos gènes. Non seulement on y a ajouté des substances chimiques mais on l'a bourrée de mauvais gras pas cher à produire, hypercalorique comme l'huile de palme, dont il est effrayant de constater la consommation élevée quotidienne. Et surtout de sucre et de sel » .

Trois ingrédients que l'on trouvait rarement au menu de l'omnivore tendance frugivore qu'était l'homme préhistorique et vers lesquels nous sommes naturellement attirés. Des appâts gustatifs désormais utilisés à tout-va par l'industrie agroalimentaire.

Nous consommons ainsi chaque jour 8,5 grammes de sel, quatre fois plus que nos besoins physiologiques. Quant au sucre-une "calorie vide" dans le jargon des nutritionnistes, c'est-à-dire qui ne contient rien d'autre que de l'énergie-, nous en avalons 35 kilos par an. 75 % de ce sucre étant directement incorporé dans les aliments par les industriels.

Avec certains produits, l'addition grimpe vite: un pain au chocolat représente l'équivalent de sept morceaux de sucre, un soda six.

 

"C'est d'autant plus grave, dans le cas du soda, que notre cerveau ne comptabilise pas les calories sous une forme liquide." Ce qui explique pourquoi, après avoir vidé une canette, on ne ressent pas la sensation de satiété.

Notre cerveau se fait aussi berner par certains aliments industriels quasi prémâchés. "Le meilleur exemple, c'est la portion de céréales du petit déjeuner qui se transforme, avec le lait, en une bouillie vite gobée, plus ou moins grasse, salée et sucrée, indique le nutritionniste.

C'est la mastication qui permet d'envoyer le signal de satiété au cerveau. Et le fait de mâcher imprègne de salive les aliments, ce qui facilite la digestion et dope l'immunité".

 

Et que dire de cette foutue invention appelée "vinaigre balsamique"!

Un désastre nutritionnel longtemps masqué par les progrès réalisés sur le plan de l'hygiène. En aseptisant notre alimentation, les industriels ont fait chuter le nombre de morts par intoxications alimentaires, et l'invention du réfrigérateur ajouté à l'usage des antibiotiques a fortement diminué l'incidence des cancers de l'estomac provoqués par des bactéries.

Mais, dans le même temps, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l'obésité ont explosé, et les maladies neuro-dégénératives se dévelopent.

 

Pour la première fois, malgré les progrès continuels de la médecine, l'espérance de vie d'un Américain naissant aujourd'hui ne dépassera pas celle de ses parents. Elle sera même plus faible dans les classes défavorisées.

 

Si l'on commence à se préoccuper de qualité nutritionnelle, le risque que fait peser la présence de molécules chimiques dans nos aliments n'est pas suffisamment pris en compte.

Ce que dénonce Laurent Chevallier. " N'ayons plus la naïveté de croire que si des ingrédients étaient nocifs on ne les trouverait pas dans les magasins. Régulièrement, des produits que nous avons consommés pendant des années sont retirés du marché. " La preuve, selon lui, que l'on nous met sur la table des aliments mal évalués. " On a mis trente ans à s'apercevoir que le E128, un colorant pour saucisses industrielles, attaquait les cellules du côlon chez le rat et la souris.


" On a pourtant multiplié les instances de contrôle. " Pour évaluer la dangerosité d'une substance chimique, les agences se contentent la plupart du temps des études fournies par les industriels à partir de cahiers des charges inadaptés.

Sans compter qu'un certain nombre de leurs experts travaillent avec ces mêmes industriels. " Bref, les mailles du filet seraient trop lâches.

 

" Je suis sidéré que l'on n'avertisse pas les femmes enceintes des risques liés aux substances chimiques de notre alimentation.

" Le cas du BHA fait bondir le nutritionniste. Cet additif, présent dans certains chewing-gums, est considéré comme cancérogène. Mais, au lieu de l'interdire, on a demandé aux industriels d'en diminuer la teneur, sans même les obliger à en indiquer la concentration sur l'étiquette...

 

"Nous ne devons pas attendre que les pouvoirs publics durcissent la réglementation, au risque de revivre ce que l'on a connu avec l'amiante ou le plomb.

 

C'est au consommateur d'agir, dès maintenant".  Dans son livre, le docteur Chevallier donne les clés pour faire le ménage dans nos assiettes. Il dresse ainsi la liste de 100 produits "modèles", à acheter sans risque. Et surtout, il désigne une dizaine de "marqueurs de malbouffe". Des ingrédients faciles à repérer sur l'étiquette, qui doivent faire office d'épouvantails.

 

A vos courses !

 

Voici ma petite liste perso des produits bannis depuis toujours (petite liste que je dresse maintenant, vite fait mais qui doit manquer de beaucoup d'autres produits bannis) toutes les préparations culinaires en boites, congelées ou sachets, aussi bien le cassoulet en boite que –et surtout- les raviolis, le surimi, le balsamique, tous les produits laitiers autres que nature, tous les sorbets, le café lyophilisé.


je prends les chocolats en poudre sucré qui contiennent le plus grand taux de chocolat. Pour les petits déjeuners je prends volontiers des pétales de maïs.


j'évite la purée en sachet, les soupes en sachets qui sont bien trop salées, je fais mes soupes moi-même et j'achète rarement les soupes en brique.


Vous voulez réaliser une soupe rapide?

Prenez 1 petite boîte de légumes non préparés: champignons, tomate, salsifis, petits pois, haricots verts, versez dans un litre à un litre et demi d'eau; laissez cuire 5 mn en rajoutant tout ce qui vous tombe sous la main: cube de bouillon, graisse de canard, filet d'huile, goûtez pour assaisonner; un petit coup de pied mixer, ajoutez une  poignée de fromage râpé ou autre (c'est le moment d'utiliser un vieux bout qui traîne) quelques croutons pains sec ou une poignée de petites pâtes; servez arrosé d'un filet d'huile et de deux grosses cuillères d'herbes fraîches ciselées...

 

pour une soupe de poisson, utilisez du thon nature en boîte, des sardines en boite... bref, on fait une soupe de tout légume en boite conservé au ,,, naturel !


DU THE VERT CONTRE LA MALADIE DE PARKINSON

[SOURCE : LaNutrition.fr, le 18/12/2007]

Les polyphénols du thé vert permettraient de préserver les neurones contre les effets destructeurs des radicaux libres et pourraient ainsi protéger de la maladie de Parkinson.

 

Le thé vert pourrait-il aider à prévenir la maladie de Parkinson ? En tout cas si l’on en croit les résultats d’une nouvelle étude chinoise, les polyphénols contenus dans le thé pourraient protéger les neurones impliqués dans le développement de cette maladie.

 

La maladie de Parkinson est liée à un déficit en dopamine dû à la destruction des neurones qui secrètent ce messager du cerveau. Un des moyens de prévenir cette affection pourrait donc être de réussir à protéger ces neurones. C’est ce qu’on fait les chercheurs chinois. L’équipe du docteur Baolu Zhao a étudié les effets des polyhénols du thé sur des neurones de rat.

 

Les scientifiques ont soumis ces neurones à l’action destructrice des radicaux libres. Certains neurones avaient au préalable été mis en contact avec un mélange de polyphénols issus du thé vert. Verdict : ces derniers ont été moins affectés par l’action des radicaux libres.

 

« Cette étude montre que les polyphénols du thé vert protègent partiellement les neurones dopaminergiques », explique l’auteur qui ajoute que « si on peut démontrer que la consommation de thé vert a un effet protecteur chez des patients atteints de la maladie de Parkinson, ça serait une avancée très importante ».

 

Shuhong Guo, J. Yan, T. Yang, X. Yang, E. Bezard and B. Zhao, "Protective Effects of Green Tea Polyphenols in the 6-OHDA Rat Model of Parkinson's Disease Through Inhibition of ROS-NO Pathway"  Biological Psychiatry, 15 December 2007, Volume 62, Issue 12, Pages 1353-1362

 


Des champs à nos assiettes - Comment nos aliments nous intoxiquent

 Source : Télé Magazine, 13 mars 2011


Télé Magazine s’interroge : « Si chers aux Français, les plaisirs du palais sont-ils cause de la plupart des maladies actuelles ». Le magazine aborde ainsi un documentaire de la journaliste Marie-Monique Robin, diffusé sur Arte, qui explique « comment nos aliments nous intoxiquent ».
Télé Magazine note en effet que « des herbicides aux insecticides, en passant par les fongicides, de nombreuses substances sont employées en amont par les agriculteurs pour améliorer le rendement de leurs exploitations. Et dans les plats tout faits de nos supérettes et de nos hypermarchés, on trouve, en «cadeau bonus», une cohorte d'actifs moyennement sympathiques, conservateurs, colorants et autres additifs ».
L’hebdomadaire indique que selon la journaliste, « cette chimie serait très largement responsable de l'«épidémie» de cancers, de maladies neurologiques type Alzheimer ou Parkinson, ainsi que de pathologies auto-immunes, de diabète et de troubles de la reproduction qui affectent notre XXIe siècle ».
Télé Magazine conclut ainsi : « À quand une vraie réglementation, qui nous permettrait de savourer sans trembler ? ».


Quand l'industrie chimique nous empoisonne…

Source : Télé Star, 7 mars 2011


Télé Star se penche également sur le « docu choc et passionnant » de la journaliste Marie-Monique Robin, qui « met en lumière les liens directs entre la production de l'industrie chimique et de nombreuses maladies graves ».
Le magazine souligne notamment « un lien entre pesticides et maladie de Parkinson », expliquant que « selon Marie-Monique Robin, «ce sera le prochain gros scandale sanitaire». Premier importateur européen de pesticides, la France a mis en place depuis 1997 un programme de surveillance des intoxications aiguës (empoisonnement aux pesticides) : en 2009, il y a eu 279 signalements ».
La journaliste observe que « la Mutualité sociale agricole a dû reconnaître 30 cas comme maladie professionnelle, dont 10 de Parkinson ». Marie-Monique Robin continue : « Il est urgent de réagir. On a trop longtemps accepté l’idée que le progrès avait un coût, sanitaire et social. Notre modèle économique basé sur la croissance illimitée ne marche plus. Les gens sont majoritairement malades de leur environnement. […] Il faut retirer en urgence des substances chimiques du marché. Il y va de notre survie, de celle de nos enfants ».


Médecine anti-âge

Alternative Santé, mars 2011

 

Alternative Santé publie un dossier sur « l’anti-aging » : « Le mot fait recette et les congrès, publications et praticiens «anti-âge» se multiplient. Qu'en est-il ? Vraie révolution technique ou retour à une approche préventive de la santé ? ».
Le magazine « apporte les réponses » et se penche sur les hormones anti-âge, dont « l'utilisation fait toujours débat. […] Les bénéfices et risques ont-ils été correctement évalués ? », se demande le mensuel.
Alternative Santé aborde entre autres la mélatonine : « Cette hormone est sécrétée par l'hypophyse après transformation d'un acide aminé, le tryptophane, en 5HTP (puis en sérotonine) dans le cerveau le soir, dans des conditions d'obscurité. Elle est décrite comme puissant antioxydant, préventive de pathologies comme Alzheimer ou Parkinson et comme stimulant immunitaire (via les lymphocytes T et les cytokines) ».
Le magazine remarque que « si certaines études confirment le rôle potentiel de la mélatonine dans toutes ces allégations, les informations manquent pour prouver son innocuité en traitement à long terme, ce qui explique qu'elle ne soit pas en vente libre en France ».
Le mensuel précise en outre que « certaines contre-indications sont d'ores et déjà établies : certains cancers, maladies auto-immunes, maladies mentales et dépression notamment ».
« Face à ces incertitudes, sans doute faut-il lui préférer son précurseur, le tryptophane, sous sa forme alimentaire (morue, graines de courge, œufs, noix de coco, banane par exemple) ou comme complément alimentaire », poursuit Alternative Santé.
Le magazine se penche aussi sur les « nutriments anti-âge » et relève notamment qu’« une étude publiée mi-février par Le National Institute of Health, indique que les piments de certains fruits - dont les baies - sont de puissants neuroprotecteurs. Leur consommation régulière diminue le risque de développer la maladie de Parkinson ».


Notre poison quotidien, la responsabilité de l'industrie chimique dans l'épidémie des maladies chroniques (qui vient de paraître chez Stanké)

Ce qu'on mange contient des résidus de pesticides, de fongicides et d'insecticides, de l'aspartame et des colorants artificiels. Et ça nous rend malades, dit la Française Marie-Monique Robin dans Notre poison quotidien, la responsabilité de l'industrie chimique dans l'épidémie des maladies chroniques, qui vient de paraître chez Stanké.

 

La journaliste a fait le constat d'une hausse des cas de cancer, de maladie de Parkinson et de dysfonctionnement de la reproduction. Partout où elle va, elle demande aux gens qui connaissent une femme qui a eu un cancer du sein de lever la main. Les trois quarts de l'assemblée le font. Ici, 40% des femmes et 45% des hommes souffriront d'un cancer au cours de leur vie, selon la Société canadienne du cancer.

«Il y a une inquiétude, a-t-elle dit hier à La Presse. Mais je dis: savoir, c'est pouvoir. On a la clé: c'est activer le principe de précaution.» C'est-à-dire bannir les produits chimiques dont l'innocuité n'a pas été prouvée, «sans attendre les données définitives» prouvant leur toxicité à moyen ou long terme.

Parce qu'on ne peut faire confiance à l'industrie chimique, «qui a absolument tout fait depuis un siècle pour maintenir ses produits sur le marché, quel qu'en soit le coût sur l'humain», dit-elle. «Je le dis haut et fort: j'ai plein de documents qui prouvent qu'ils connaissaient la toxicité de plein de produits.» Ses exemples: benzène, chlorure de vinyle, essence au plomb. Aucune mise en demeure ou poursuite ne lui a été envoyée ni pour Notre poison quotidien ni pour sa précédente enquête, Le monde selon Monsanto.

De 2002 à 2005, l'Agence canadienne d'inspection des aliments a trouvé des résidus de pesticides dans 21% des fruits et légumes qu'elle a testés. Mais seulement 1% des aliments avaient des taux dépassant les normes de Santé Canada.

Rassurant? Non, selon Mme Robin: «C'est basé sur un concept: la dose, c'est le poison. Mais ça ne tient pas compte de l'effet cocktail qu'ont différentes molécules entre elles ni des perturbateurs endocriniens qui agissent à très faibles doses.»

Protéger les futures mères est urgent. «Quand vous êtes enceinte et que vous exposez votre foetus aux molécules chimiques, à des résidus de pesticides ou de bisphénol A, vous pouvez induire chez vos enfants des maladies qui sont justement en explosion: cancers hormonodépendants (sein, prostate), troubles de comportement - y compris l'autisme -, troubles de l'attention, stérilité. Vous savez, les hommes occidentaux ont perdu 50% de leurs spermatozoïdes en 50 ans.»

Moins de 0,3% des pesticides répandus atteignent leur cible, selon Mme Robin, qui est fille d'agriculteurs. «Ça va partout dans l'environnement, a-t-elle indiqué. Quand je l'ai appris, j'ai été sidérée.»

Faire pression sur les gouvernements

Que faire? Mieux informer les élus, a suggéré la journaliste. «Au Canada, excusez-moi, mais vous êtes mal barrés avec ce gouvernement très proche de l'industrie», a-t-elle estimé. En Europe, une nouvelle réglementation sur les substances chimiques a désigné 12 000 produits problématiques parmi les 100 000 examinés. «Les industriels ont cinq ans pour fournir de nouvelles données prouvant qu'il n'y a pas de problèmes», a indiqué Mme Robin. Déjà, 700 substances actives ont été retirées.

À la maison, la journaliste mange «au maximum bio», cuisine elle-même et n'achète aucun plat transformé, «parce que les additifs alimentaires causent de vrais problèmes».

Ce n'est pas ainsi qu'on calmera la faim d'une population grandissante, répliquent ses opposants. Mme Robin en fait le sujet de sa prochaine enquête: peut-on nourrir le monde sans pesticides? Elle croit que oui.

«Évidemment, ce n'est pas rassurant, ce que je raconte, mais j'ai envie que ça change, pour protéger les générations futures. Je suis mère de famille, j'ai trois enfants. On est concernés.»

* * *

«NOTRE POISON QUOTIDIEN»

 

 

 

 

> 100 000 molécules chimiques «ont envahi notre environnement, et principalement notre alimentation», depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

> Moins de 0,3% des pesticides atteignent leur cible, et plus de 99% migrent dans l'environnement.

> Selon l'OMS, de 1 à 3 millions de personnes sont victimes chaque année d'intoxication aiguë par les pesticides. Plus de 200 000 en meurent.

> L'incidence des 20 cancers les plus courants en Occident est de 10 à 30 fois inférieure dans les pays émergents comme l'Inde.

> Les traces de 212 substances chimiques - dont du bisphénol A et des pesticides - ont été trouvées dans le sang et l'urine de 2400 Américains testés par le Centre pour le contrôle des maladies d'Atlanta en 2009.

Source: Marie-Monique Robin. Notre poison quotidien, la responsabilité de l'industrie chimique dans l'épidémie des maladies chroniques, Stanké, 2011.