Femme au miroir (Picasso)
Femme au miroir (Picasso)

Comment différencier un « Parkinson » à DaT Scan normal (SWEDD) d'un vrai Parkinson ?

Source : Pierre Krystkowiak (CHU d’Amiens)

 

Les SWEDDs (Scan Without Evidence of Dopaminergic Deficit) consistent en des patients présentant une possible maladie de Parkinson (MPI) mais chez qui le DaT Scan reste curieusement normal (5 à 15% des « Parkinson » de novo recrutés pour des essais cliniques).

Dès lors, se pose la question de l’étiologie de ce tremblement de repos, de ce syndrome akinéto-rigide et asymétrique qu’on jurerait pourtant être en relation avec une MPI typique.
Dans le cas d’un tremblement de repos unilatéral pur, certaines études ont récemment montré qu’il pourrait être majoritairement d’origine dystonique.
Une étude précédente des mêmes auteurs avait évalué la spirale d’Archimède comment moyen de discriminer tremblement parkinsonien et tremblement essentiel.
Cette fois-ci, les auteurs se sont attachés à essayer de discriminer tremblement parkinsonien vrai (DaT Scan pathologique) et tremblement s’intégrant dans un SWEDD (DaT Scan normal).

L’étude porta sur 65 cas qui furent explorés à l’aide de la spirale d’Archimède selon les paramètres suivants : sévérité du tremblement, le diamètre horizontal de 3 tours de spirale, et la densité de spirale (nombre de tours de spirale rapportés au diamètre horizontal).
Un coefficient de spirale, moyenné à partir des 3 cotations récédentes sur les 2 mains était obtenu et un cut off < 4 suggérait une maladie de Parkinson (le diagnostic de MPI était validé par un DaT Scan pathologique).
La sensibilité et la spécificité de ce test sont médiocres, respectivement de 65,2 et 61,1% si l’on prend en compte le coefficient de spirale.
En revanche, si l’on prend en compte le seul diamètre horizontal de 3 tours de spirale, l’on obtient respectivement 75 et 77,8% de sensibilité et de spécificité, ce qui devient tout à fait acceptable et fait donc de la spirale un test clinique simple, applicable en routine, permettant de discriminer les 2 types de
tremblement.

Parkinson : témoignages malades, aidants, professionnels

Films présentés lors des ETATS GENERAUX DE LA MALADIE DE PARKINSON : témoignages de malades, d'aidants et de professionnels de santé
Filmés par agevillage le 8 avril 2009, Paris


CLASSIFICATION DE LA MALADIE DE PARKINSON

La maladie de Parkinson (PK) est une maladie dégénérative affectant le système nerveux central (SNC) et caractérisée par une altération du contrôle des mouvements, une rigidité musculaire (raideur), des tremblements et des difficultés pour marcher.
L’association américaine de la maladie de Parkinson (American Parkinson Disease Association) estime à un million le nombre d’américains atteints de la maladie.
Le risque de développer la maladie de Parkinson augmente avec l’âge ; la maladie débute généralement vers l’âge de 50 ans ou plus, mais elle peut, plus rarement, également apparaître entre 30 et 50 ans. La maladie de Parkinson touche autant les hommes que les femmes.
On distingue deux formes de maladie de Parkinson : la maladie de Parkinson idiopathique et la maladie de Parkinson secondaire.
La maladie de Parkinson idiopathique, également connue sous le nom de maladie de Parkinson primaire, n’a pas d’origine visible.
La maladie de Parkinson secondaire peut, en revanche, être liée à une lésion cérébrale, une tumeur ou une maladie vasculaire cérébrale ou bien être déclenchée par certains médicaments.
Les patients atteints de l’une ou l’autre forme de la maladie, sont classifiés, d’après la progression de la maladie, selon des stades (précoce, intermédiaire, avancé). Il n’existe actuellement pas de remèdes traitant cette maladie, le but thérapeutique chez les patients atteints de l’une des deux formes de la maladie étant de contrôler les symptômes et de préserver la qualité de vie.
En fait, la maladie de Parkinson regroupe plusieurs maladies du système nerveux central apparentées, causées par la destruction de la substance noire (cellules cérébrales pigmentées) produisant la dopamine (neurotransmetteur).
Le déficit en dopamine est responsable de la perte du tonus musculaire et du contrôle musculaire défaillant, observé chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson. Des études récentes montrent que des états de déficit en dopamine dans d’autres zones du cerveau et une diminution d’autres neurotransmetteurs, tels que la noradrénaline et la sérotonine, pourraient également être à l’origine des symptômes moteurs de la maladie.
Signes et symptômes
Bien que la maladie de Parkinson puisse se manifester rapidement, elle débute, dans la plupart des cas, de façon insidieuse, les symptômes apparaissant progressivement au fil de plusieurs années avant de restreindre les activités quotidiennes.
Les quatre principaux symptômes de la maladie de Parkinson sont :

  • rigidité (raideur lorsque l’on bouge la nuque ou les extrémités)
  • tremblements au repos (mouvements involontaires de muscles en contraction, en particulier au repos)
  • bradykinésie (ralentissement des mouvements)
  • troubles posturaux et perte de l’équilibre.

Font partie des symptômes secondaires de la maladie de Parkinson :
dépressions, sénilité, lésions posturales, problèmes d’élocution, changements d’ordre émotionnel (les patients deviennent craintifs ou perdent confiance), perte de mémoire ou réflexion lente, difficultés pour avaler ou mâcher, troubles de la miction, constipation, problèmes de peau et troubles du sommeil.
Au fur et à mesure que la maladie de Parkinson évolue, les patients développent une démarche appelée festination, caractérisée par des petits pas précipités sur la pointe des orteils.
La festination a souvent pour conséquence des chutes accidentelles. Plus la maladie progresse, plus il devient, pour les patients, difficile d’exécuter leurs activités quotidiennes.

DIAGNOSTIC DE LA MALADIE DE PARKINSON

Il est souvent difficile de diagnostiquer les stades précoces de la maladie de Parkinson car les symptômes du patient peuvent ne pas se manifester clairement. Le diagnostic n’est souvent établi que lorsque les tremblements du patient deviennent visibles et qu’un ou plusieurs autres principaux symptômes apparaissent.
Aucun test spécifique ne permet de déceler la présence de la maladie. Le diagnostic est généralement établi sur la base d’un examen neurologique approfondi.
Afin d’exclure d’autres maladies, des scannographies et tomographies par résonance magnétique peuvent être réalisées.
On distingue plusieurs formes de la maladie, mais les symptômes sont toujours les mêmes. Il est important de diagnostiquer la forme spécifique et l’évolution de la maladie de Parkison car les programmes thérapeutiques sont différents suivant les cas.

LES CELLULES SOUCHES

A propos des cellules souches
La découverte des cellules souches a révolutionné la médecine moderne. Les cellules souches sont les «cellules intelligentes» de notre organisme. Ces cellules migrent dans les zones lésées de l’organisme et se transforment en nouvelles cellules tissulaires pour remplacer les cellules endommagées. Ainsi, l’organisme se répare de lui-même par la production continue de nouvelles cellules et de nouveaux tissus.
Les cellules souches peuvent se multiplier et se renouveler de façon quasi-illimitée, à l’inverse des cellules nerveuses, musculaires ou sanguines qui ne peuvent pas se multiplier et dont la durée de vie est limitée. De plus, les cellules souches peuvent se transformer en cellules spécialisées.

L'ODORAT COMME INDICATEUR DE L'ATTEINTE DE LA MALADIE DE PARKINSON

LaNutrition.fr, le 22/04/2008

Une baisse de l’odorat pourrait être un signe prédictif de la maladie de Parkinson selon une équipe de chercheur américains.

 

Les personnes qui voient leur odorat se dégrader pourraient avoir plus de risque de souffrir de la maladie de Parkinson 4 ans plus tard. C’est ce qu’affirment des chercheurs américains dans une nouvelle étude publiée dans la revue Annals of Neurology.

 

Les chercheurs ont suivi plus de 2200 hommes à qui ils ont fait passer des tests olfactifs régulièrement pendant 8 ans. Au terme de cette période, 35 cas de maladie de Parkinson se sont déclarés. Les chercheurs se sont alors aperçus que ceux qui avaient de mauvais résultats aux tests olfactifs avaient 5 fois plus de risque de développer la maladie de Parkinson dans les 4 années à venir.

 

Quel rapport ? En fait, la maladie de Parkinson est liée à une atteinte des neurones qui pourrait toucher en premier lieu les zones du cerveau impliquées dans l’olfaction. La perte d’odorat pourrait donc être un indicateur de début du développement de la maladie.

 

 

Association of olfactory dysfunction with risk for future Parkinson's disease (p 167-173). G. Webster Ross, Helen Petrovitch, Robert D. Abbott, Caroline M. Tanner, Jordan Popper, Kamal Masaki, Lenore Launer, Lon R. White Annals of Neurology Volume 63, Issue 2 , Pages 167 - 173